Jeu de siège • XIXe siècle
La zone orangée au sommet représente la forteresse (9 intersections). Les soldats doivent l'envahir ; les officiers la défendre.
Les assiégeants commencent la partie.
Les soldats (assiégeants) avancent d'un point à un autre en suivant toujours les lignes blanches, sans pouvoir ni reculer ni emprunter les lignes noires. Une fois entrés dans la forteresse, ils ne peuvent plus en sortir — ils peuvent cependant s'y déplacer en avant comme en arrière, sur les lignes blanches uniquement.
Les officiers (assiégés) marchent en tous sens d'un point à un autre, sur les lignes blanches ou noires, en avançant ou en reculant sans restriction de direction.
La prise : les officiers prennent les soldats comme aux Dames — en sautant par-dessus un pion derrière lequel se trouve une case vide. La prise est obligatoire ; si plusieurs prises sont possibles, il faut choisir celle qui permet de capturer le plus grand nombre de pions. Les prises peuvent s'enchaîner en avant, en arrière ou de côté.
Les défenseurs chercheront aussi à se retirer dans la forteresse tant que faire se peut, afin d'empêcher les assiégeants d'en occuper toutes les cases.
Né au XIXe siècle en Europe, L'Assaut est un jeu de stratégie abstrait qui met en scène un siège militaire. Son plateau en forme de croix représente une forteresse défendue par deux officiers, tandis qu'une armée d'assaillants tente de les encercler.
Ce jeu asymétrique, autrefois très répandu dans les salons et les écoles, illustre la confrontation entre la mobilité d'une petite garnison et la supériorité numérique d'un adversaire. Rapide à apprendre et riche d'un point de vue tactique, il demeure un bel exemple de l'ingéniosité ludique du XIXe siècle.
Plateau original "Jeu de l'Assaut de Sébastopol" illustré par C. Bommier • Lithographié par H. Jannin • Éditions Rousseau, 1860
Plateau original "La Campagne de Madagascar" illustré par Ludovic • Éditions M.D. (Mauclair-Dacier), 1895